Caen Une infirmière de Normandie aurait escroqué deux millions d'euros à l'Assurance maladie

Une infirmière libérale du Calvados est soupçonnée d'une énorme escroquerie à la CPAM et de fraude fiscale. Elle se serait fait rembourser des soins jamais prodigués.

Mise à jour : 09/07/2015 à 19:48 par La Rédaction

Une infirmière est soupçonnée d'une vaste escroquerie à la CPAM et de fraude fiscale : des lingots d'or ont été retrouvés dans un coffre lui appartenant à la banque, dans le Calvados (Photo d'illustration : Flickr/cc/hto2008)
Une infirmière est soupçonnée d'une vaste escroquerie à la CPAM et de fraude fiscale : des lingots d'or ont été retrouvés dans un coffre lui appartenant à la banque, dans le Calvados (Photo d'illustration : Flickr/cc/hto2008)

Elle aurait escroqué la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) du Calvados, ainsi que d’autres organismes sociaux avec des actes fictifs : « une escroquerie pharaonique », selon Ouest France. Une infirmière libérale basée à Caen, âgée d’une soixantaine d’années, est soupçonnée de s’être fait rembourser, pendant plusieurs années, des soins qu’elle n’a jamais prodigués (Faux déplacements, actes fictifs, visite de faux malades.). Elle aurait escroqué deux millions d’euros !

Des lingots d’or dans un coffre-fort

La supercherie a été découverte au terme d’une très longue enquête, menée par l’antenne de Caen du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Rouen (Seine-Maritime) et du groupe d’intervention régional de la gendarmerie. Selon Ouest France, « 960 000 euros en espèces et quatre lingots d’or ont été retrouvés dans un coffre-fort, dans une banque de Caen : de l’argent liquide blanchi, ayant transité via des comptes à l’étranger pour échapper au fisc ». L’enquête aurait également permis de constater que l’infirmière, soupçonnée de fraude fiscale, était propriétaire d’appartements, dont elle ne déclarait pas les loyers perçus.

Blanchiment et fraude fiscale

L’infirmière a été placée en garde à vue pour blanchiment et fraude fiscale. Elle a reconnu en partie les faits, évoquant des maladresses de sa part. Le montant de l’escroquerie pourrait être encore plus important, les enquêteurs n’ont pu remonter que les trois dernières années, les faits antérieurs étant prescrits. La jeune retraitée devrait être renvoyée devant un tribunal correctionnel ces prochains mois.

Nous vous rappelons qu'en envoyant votre commentaire vous acceptez de respecter la charte de modération. Vous êtes pénalement responsable de vos écrits.