Rouen Arnaque aux distributeurs de billets, à Rouen. Environ 20 000 euros de préjudice

Plusieurs dizaines de clients de la Banque Postale ont été délestés d'environ 20 000 euros, début février 2016, à Rouen. Des copies de leurs cartes bancaires auraient été utilisées

Mise à jour : 17/02/2016 à 09:59 par La Rédaction

Environ 20 000 euros auraient été retirés dans plusieurs distributeurs de Rouen (Seine-Maritime), au cours du week-end des 6 et 7 février 2016. (Photo d'illustration)
Environ 20 000 euros auraient été retirés dans plusieurs distributeurs de Rouen (Seine-Maritime), au cours du week-end des 6 et 7 février 2016. (Photo d'illustration)

Escroquerie d’envergure, pour une soixantaine de clients de La Poste. Au cours du week-end des 6 et 7 février 2016, leurs comptes ont été débités de plusieurs dizaines, voire centaines d’euros. Les malfaiteurs auraient utilisé des copies de leurs cartes bancaires dans plusieurs distributeurs de billets du centre-ville de Rouen (Seine-Maritime).

20 000 euros retirés à Rouen

L’affaire a été révélée lundi 8 février 2016, avec la réaction de nombreux clients, suivie d’une plainte de La Poste. Au cours du week-end, de nombreux clients de la Banque Postale ont été débités de sommes allant de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’euros. Point commun entre ces escroqueries : les personnes visées utilisaient toutes des cartes de retrait, dépourvues de puce électronique. Ces cartes permettent de retirer des sommes plafonnées dans les distributeurs de billets de la banque. Ce sont ces distributeurs, principalement à Saint-Sever, place Saint-Marc et rue Jeanne-d’Arc, qui ont été utilisés par les escrocs pour retirer l’argent.
En un week-end, grâce à des copies des bandes magnétiques des cartes bancaires, les malfaiteurs sont parvenus à se faire remettre environ 20 000 euros, retirés dans des distributeurs automatiques de billets. Des points de retrait identifiés grâce aux éléments fournis par la banque.

Les clients, indemnisés par La Poste

Pour l’heure, les enquêteurs dénombrent une soixantaine de clients touchés, qui auraient tous été indemnisés par la banque. Dans les affaires d’escroquerie à la carte bancaire, c’est la banque qui dépose plainte et indemnise ses clients. La Poste mobilise d’ailleurs son service d’enquête interne pour collaborer avec les hommes du Service régional de police judiciaire de Rouen (SRPJ).
Les enquêteurs cherchent à déterminer des points communs entre les clients touchés par ces retraits, afin de déterminer les conditions dans lesquelles des copies de leurs cartes de retrait ont pu être conçues. Il pourrait s’agir de « skimming », une technique qui consiste à enregistrer les données de la bande magnétique au cours d’un retrait au distributeur, et à filmer grâce à une caméra cachée le code secret du client. Mais les enquêteurs n’excluent pas l’utilisation d’autres techniques pour récupérer ces informations.

La bande magnétique utilisée

En France, la plupart des distributeurs exigent une puce pour permettre le retrait, notamment pour se prémunir contre le skimming. Seules les banques délivrant des cartes de retrait « maison » permettent de récupérer des espèces en utilisant la seule bande magnétique dans leurs distributeurs. Les péages d’autoroutes, les bornes des parkings souterrains et, d’une manière générale, « tous les appareils pour lesquels le client ne compose pas son code bancaire », utilisent cette piste magnétique pour valider la transaction.
Les enquêteurs s’attendent à devoir recenser de nouvelles victimes, lorsque les relevés de compte seront envoyés chez les clients. Les policiers du SRPJ cherchent à déterminer le, ou les points communs entre les victimes afin d’identifier un ou plusieurs malfaiteurs à l’origine de cette escroquerie.

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