Caen Après le séisme, deux touristes de Normandie s'en prennent à l'ambassade

Valentin et sa compagne, qui vivent en Normandie, étaient à Katmandou lorsque la ville a été frappée par un violent séisme. Ils critiquent l'attitude de l'ambassade de France.

Mise à jour : 03/05/2015 à 09:54 par La Rédaction

Valentin et sa compagne témoignent, au micro de France 3 Basse-Normandie. Ces deux globe-trotters qui vivent dans le Calvados étaient à Katmandou, la capitale politique et religieuse du Népal, samedi 25 avril 2015, lorsque le pays a été secoué par un violent séisme de 7,8 sur l’échelle de Richter.

« On attendait de l’aide, on ne nous a même pas ouvert la porte »

Le couple, qui effectuait un voyage autour du monde, venait de sortir de son hôtel et visitait le centre historique de la ville lorsque les secousses se sont faites ressentir. « Ma compagne a vu les oiseaux s’envoler. Elle m’a dit “cours” », témoigne Simon, 26 ans, qui a rapporté en France des images de la catastrophe.
Au milieu d’une place dont plusieurs bâtiments ont été réduits en ruines, en l’espace de quelques minutes, les deux Normands ont « évacué des gravats et des corps », puis ont cherché à se réfugier à l’ambassade. « On était tout poussiéreux, on était dégueulasses, j’avais encore du sang sur les mains. On attendait de l’aide. On a eu un duvet et on ne nous a même pas ouvert la porte : on est resté devant la porte de l’ambassade. »
Après avoir passé quatre jours dans le jardin d’un hôtel, le couple a été rapatrié par sa compagnie d’assurances et garde en mémoire des souvenirs terribles de cette catastrophe.

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Une attitude de l’ambassade critiquée également par d’autres français qui se trouvaient au Népal au moment du séisme. Une mère de famille témoigne, sur France Info : « C’était dans la nuit, ma fille était malade, elle vomissait et on nous disait d’aller dormir dehors. Il pleuvait ».

Solidarité : 50 000 euros d’aides en Normandie

Une semaine après le séisme meurtrier, et alors que le bilan des autorités fait état de plus de 7 000 morts et au moins 14 000 blessés, la solidarité s’est organisée, en Normandie. Les présidents des Régions Haute et Basse-Normandie souhaitent soumettre au vote des deux assemblées régionales une aide de 20 000 euros chacun. La Métropole de Rouen entend, de son côté, apporter une aide de 10 000 euros pour l’association Action contre la faim.
Le consul de Normandie, dont le bureau est basé à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen (Seine-Maritime), a lancé un appel aux dons. De nombreux bénévoles, dont plusieurs sapeurs-pompiers, ont également décidé de s’envoler pour le Népal, afin de porter assistance à la population.

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