Antoine Rufenacht prône des investissements ferroviaires, routiers et portuaires au Havre

Le commissaire général pour la Vallée de la Seine a rendu son rapport au Premier ministre. Il prône des investissements ferroviaires et routiers, et la fusion des ports normands.

Mise à jour : 24/02/2012 à 09:23 par Olivier Bassine

L'ancien maire du Havre affiche ses ambitions pour sa ville (photo archives)
L'ancien maire du Havre affiche ses ambitions pour sa ville (photo archives)

Missionné par le président de la République pour travailler sur “l’Axe Seine” et le développement de la vallée de Paris au Havre, l’ancien maire du Havre a rendu le 15 février à François Fillon un rapport ambitieux qui prône des investissements conséquents (18 milliards d’euros) pour ouvrir Paris sur la mer et désenclaver les ports normands.

Ce catalogue de propositions idéales pour le développement économique de l’axe Rouen-Le Havre sera-t-il suivi des financements et donc d’effets ? C’est tout ce que l’on peut souhaiter, car concrètement, Antoine Rufenacht suggère :

- de réaliser la ligne nouvelle Paris-Normandie qui mettrait la capitale à 1 h 15 de son débouché maritime.

- mais également un “réseau ferroviaire à haute performance réservé au fret entre Paris, Rouen et Le Havre”

- de développer le port d’Achères, aux portes de Paris, et de le relier à la Francilienne (A 104) qui serait ainsi bouclée.

- de réaliser la liaison A13-A28 (contournement Est de Rouen).

- de mettre en œuvre une liaison fluvio-maritime au sein même du port du Havre, et de fusionner les ports de Rouen, Caen et Le Havre (qui sont déjà associés au sein d’un Groupement d’intérêt économique).

Pour parvenir à ses fins, Antoine Rufenacht veut se donner les moyens de ses ambitions : mettre en place “une gouvernance partagée afin d’aboutir à un projet commun, associant la nécessité pour la France de s’appuyer sur une capitale ville monde et sur une politique maritime et portuaire ambitieuse indispensable pour renforcer son économie et développer ses emplois ; L’obtention des investissements à la hauteur de cette ambition et capables de faire du Grand Paris, associé à la vallée de la Seine, un laboratoire de réindustrialisation, allié à une politique de développement durable, dans un objectif de sortie de crise.”