Cherbourg-Octeville Afflux de migrants en Normandie. À Cherbourg, des migrants hébergés dans une église

Les migrants affluent à Cherbourg (Manche) depuis un an. Une petite centaine sont hébergés, en ce début d'année 2016, dans une église désaffectée. Un cas de gale a été détecté.

Mise à jour : 02/02/2016 à 19:19 par Alice Labrousse

94 migrants sont hébergés dans l'ancienne église Sainte-Marie-Madeleine-Postel à Cherbourg (Manche). (Photo d'illustration)
Une petite centaine de migrants sont hébergés dans l'ancienne église Sainte-Marie-Madeleine-Postel à Cherbourg (Manche). (Photo d'illustration)

Comme à Dieppe (Seine-Maritime) où le maire PCF, Sébastien Jumel, a tiré la sonnette d’alarme, la Police aux frontières (Paf) s’inquiète devant l’afflux de migrants à Cherbourg (Manche), depuis un an. « Jusqu’ici, nous avons toujours fonctionné avec les mêmes effectifs. Mais devant cette recrudescence, nous collaborons de plus en plus avec les services de la police et de la Ville », explique la Paf. Les interpellations ont été multipliées par dix, durant l’année 2015, par rapport à 2014, selon la préfecture de la Manche.

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À Cherbourg, les migrants sont hébergés dans des conditions précaires. Les autorités s’inquiètent notamment d’un cas de gale dans l’église désaffectée Sainte-Marie-Madeleine-Postel, rue de la Polle, où dorment une petite centaine de migrants. La préfecture a pris des dispositions.

Un suivi de six semaines

Un seul cas aurait été détecté. La gale s’immisce sous la peau et creuse des espèces de galeries pour y pondre ses œufs. Les personnes infectées se grattent jusqu’au sang. La préfecture a dépêché des médecins et pris des mesures :

Le migrant atteint de gale, fin janvier 2016, est bien le seul traité à ce jour, les autres migrants ayant été appelés à prendre leurs précautions à ce stade comme l’hygiène corporelle et vestimentaire d’une part et l’aération du lieu de vie d’autre part.

Environ 95 migrants seraient hébergés dans l’ancienne église. « Un protocole d’intervention auprès des migrants a été élaboré par la Ville de Cherbourg en lien avec les équipes d’hygiène de l’hôpital. Cette prise en charge associe traitement préventif et désinfection des literies/couchages. » Les personnes seront suivies pendant six semaines, soit la durée maximale de l’incubation, indique la préfecture. Les associations, elles, s’inquiètent.

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